Une oeuvre majeure de la littérature japonaise : Le dit du Genji

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Chef d'oeuvre de la littérature : Le Dit du Genji 

Le roman fleuve Le Dit Du Genji écrit par Murasaki Shikibu, une aristocrate de la Cour de Heian, est une œuvre majeure dans la littérature japonaise du XIème siècle. Le Dit Du Genji se compose de trois parties : la vie du Genji, son déclin et enfin l’histoire de son fils, le tout divisé en 54 livres… !

 

                                              Hommage à Murasaki Shikibu à Uji - Source : Wikicommons 

Son Histoire et notre inspiration

Le livre éponyme relate la vie du prince Genji, fils de l’empereur, d’une beauté extraordinaire, poète accompli et charmeur de femmes, mais qui ne peut prétendre au trône. Il est considéré comme le premier roman psychologique du monde pour beaucoup de personnes. Il a recueilli des éloges littéraires aussi bien en Orient qu’en Occident. Dans la création de nos encens, et notamment ceux de la gamme Karin, nous nous sommes beaucoup inspirés de la poésie, et des odeurs florales décrites dans le livre, c’est pourquoi nous vous plongeons aujourd’hui au cœur de ce roman, que dis-je, ces romans, inoubliables.

Une œuvre qui perdure 

Le dit du Genji est une véritable muse pour l’art, une source intarissable d’inspiration, que ce soit dans la poésie, en peinture, au cinéma, dans les mangas, les jeux vidéo ou le verso des billets de 2000 yens (oui, on peut y retrouver un portrait de l’auteure Murasaki Shikibu !)

Le Dit du Genji ne cesse de marquer les esprits encore aujourd’hui. Il a d’ailleurs été un des thèmes favoris des peintres japonais et est très présent dans le mouvement artistique « Yamato-e » du VIIIe – IXe siècle*.

Et pourquoi ? Malgré le fait que le livre ait été écrit il y a de cela des centaines d’années, on y retrouve un caractère intemporel des relations humaines avec des vicissitudes communes. On aperçoit toutes les catégories et tous les mœurs possibles que ce soit la femme bafouée, le mari jaloux, la courtisane, en passant par le séducteur impénitent, la fascination du pouvoir, et les différentes classes sociales.

Critique avant-gardiste de la Cour 

 C’est un roman réaliste dit « Monogatari »** qui raconte la vie des princes impériaux, possiblement inspiré d’un homme d’état réputé (Fujiwara no Michinaga). Il est une critique de la Cour de Heian avec un regard intérieur dénonçant la polygamie et l’instabilité émotionnelle japonaise de l’époque. Le Genji, fils d’empereur et de la dame du clos aux paulownias, est un homme de goût à la recherche d’un amour absurde, et de la femme parfaite.

*Le Yamato-e est un style de peinture japonaise qui se développe à l’époque de Heian. Les peintures sont alors plus décoratives, détaillées et inspirées de l’humain et des scènes de quotidien. On le considère aujourd’hui comme le style de peinture traditionnel au Japon.

**Forme littéraire de la littérature japonaise en prose narrative

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