Jun Asami, Directeur du musée Sankogan au Japon, spécialisé en Ethnopharmacie

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Jun Asami, Directeur du musée Sankogan au Japon, spécialisé en Ethnopharmacie 

Parole de sage : Jun Asami

Spécialisation : Ethnopharmacie, étude des savoirs pharmacologiques Japonais, acquis et transmis à des fins thérapeutiques

Je suis né au temple Jyodoshu, un temple de Hokkaido. En effet, ma mère était la fille du bonze. Mon père était professeur de littérature et passionné par les auteurs français. J'ai étudié à l'université Sophia de Tokyo. Influencé par mon père, je rêvais de devenir écrivain. Finalement après quelques années de recherches en archéologie, j'ai été recruté par la société Sankogan en tant que Directeur du Musée.

Sankogan fabrique des médicaments traditionnels depuis 1 319. Mon travail passionnant me permet de rencontrer des chercheurs qui font autorité dans le domaine de l'encens. L'encens m'intéresse particulièrement depuis toujours et il ne manque pas de liens avec mes propres travaux. Ainsi, de nombreux ingrédients que nous utilisons dans les médicaments traditionnels entrent également dans la composition des encens.

 

Son oeuvre 

Aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu des bâtonnets d'encens qui brûlaient à la maison.

Au Japon, dans toutes les cérémonies bouddhistes, des encens sont brûlés sous forme de bâtonnets ou de poudres. La première motivation est de purifier l'espace et de protéger contre les esprits malins.

Bien entendu les encens sont indispensables dans les cérémonies et les occasions de nous intéresser à l'au-delà. Pour accompagner l'âme d'une personne décédée vers le ciel, la fumée fait office de véhicule symbolique, un messager évanescent qui voyage du monde visible vers le monde invisible. L'encens et sa fumée revêtent en ces circonstances une grande importance. De même, dans les cimetières ou lors de nos prières vers nos défunts ancêtres.

Dans leur vie quotidienne, les bonzes attachent une grande importance aux senteurs favorables à leurs activités. Ils utilisent Zuko, une poudre d'encens purificatrice pour se frotter les mains et le corps. Cette pratique consacre leur dévouement, leur pureté et marque leur respect pour Bouddha.

Durant la pratique de Zazen, faire brûler un bâtonnet d'encens favorise la concentration, réduit la génération sans fin des pensées.

Ma femme pratique une méditation qui consiste à écrire des mantras. L'encens lui est indispensable dans cet exercice. Elle choisit des encens précieux à base de Santal, Jinkoh et Kyara.

 

Conseils de Sage

L'usage des encens au Japon n'est pas réservé aux pratiques spirituelles.

La diffusion de bonnes odeurs d'encens fait travailler le cerveau en apaisant le coeur. Il calme les colères et les soucis, évacue les blocages. Il nous fait ressentir un sentiment de sécurité et de bien-être.

Au Japon, un jeu raffiné se nomme Monko. Littéralement ce mot signifie "Ecouter l'encens". Un morceau de bois précieux est réchauffé dans un encensoir spécial jusqu'à émettre une odeur délicate et raffinée. On profite du silence et l'on se consacre à écouter ce que l'on ressent au fond de soi-même. Le temps n'a plus d'emprise sur nous.

Un autre plaisir traditionnel des Japonais est de fabriquer soi-même des sachets contenant de la poudre d'encens. Ces sachets se nomment Nioibukuro. On aime à en porter sur soi, par exemple dans les manches de son kimono ou dans ses effets personnels. Les hommes et les femmes distingués se reconnaissent à l'odeur discrète et raffinée de ces sachets parfumés à l'encens.

 

En compagnie des encens

Pour nous autres hommes et femmes plongés dans la vie moderne stressante et fatigante, les différentes formes d'encens ont le pouvoir de reposer notre esprit. Cette détente salutaire préserve nos capacités pour nous relancer de plus belle dans notre intense activité.

 

Retrouvez nos gammes d’encens traditionnels Japonais ici

Retrouvez les Paroles de Sages dans le livre Aromandise : Encens Art de Vivre

 

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